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Comment traiter une dermatite atopique en 2002 (pdf)
La dermatite atopique est une maladie inflammatoire de la peau qui affecte 10 à 15% des enfants et dont la prévalence est en constante augmentation.
Plus de 2/3 des patients commencent leur affection dans la première années de
vie.
En ce qui concerne l’histoire naturelle de la maladie, les auteurs ne sont
pas d’accord : certains affirment que 90% des dermatites atopiques sont
en rémission avant l’âge de 10 ans tandis que d’autres affirment que seuls 60%
de ces enfants ne souffriront plus d’atopie à l’âge adulte. La vérité se situe
probablement entre deux, sachant que les études hospitalières sont biaisées,
les eczémas n’arrivant pas dans les services hospitaliers. Les critères
de mauvais pronostic seraient le début à un âge précoce de manifestations sévères,
l’association à une allergie respiratoire de type asthme ou rhinite allergique.
Même si le phénotype d’eczéma atopique semble facilement identifiable, il est
important de tous parler le même langage et d’établir des critères. En effet
certaines maladies inflammatoires du tout petit peuvent ressembler à l’atopie
et d’autres types d’eczéma pourraient également être confondus. Les critères
posés en 1980 par Hanifin et Rajka (1) ont été réactualisés
et sont résumés dans le tableau 1.
| Tableau 1: Critères de diagnostic de l’United Kingdom Working Party
(2) |
Critère obligatoire: dermatose prurigineuse ou parents rapportant
que l’enfant se gratte
Associé à trois ou plus des critères suivants :
- Antécédents personnels ou dermatite des plis de flexion (fosses antécubitales,
creux poplités, face antérieure des chevilles, cou) et/ou des joues
chez les enfants < 10 ans
- Antécédents personnels d’asthme ou de rhume des foins (ou antécédents
de maladie atopique chez un parent au premier degré chez l’enfant <
4 ans)
- Antécédents de peau sèche généralisée au cours de la dernière année
- Eczéma des grands plis visible ou eczéma des joues, du front et des
convexités des membres chez l’enfant < 4 ans.
- Début des signes < 2 ans (critère utilisable chez > 4 ans uniquement)
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La physiopathologie
Les mécanismes impliquent trois partenaires
L’antigène
Les cellules présentatrices d’antigènes du groupe des
cellules dendritiques
Les lymphocytes T spécifiques.
L’atopie doit être considérée comme une réaction d’hypersensibilité retardée
de contact aux allergènes de l’environnement. Il y a globalement deux phases :
-
Une phase de sensibilisation qui ne peut exister que chez des enfants
génétiquement prédisposés: Elle est cliniquement muette et aboutit à la
génération de cellules T spécifiques qui se trouvent au niveau cutané. La
sensibilisation se fait par pénétration des allergènes de l’environnement
au niveau muqueux (respiratoire, digestif) ou même transcutané facilité
par la xérose (3). Les protéines allergéniques sont prises
en charge par les cellules dendritiques des épithélium muqueux, via des
récepteurs de haute affinité pour les IgE spécifiques, qui sont sur la membrane
de ces cellules mais également sur les mastocytes et les basophiles. L’expression
des récepteurs sur ces cellules est médiée par des cytokines lymphocytaires
(IL4-13). Les cellules migrent dans les ganglions lymphatiques drainants.
Les peptides sont présentés aux cellules T qui vont rentrer en phase d’expansion
clonale. Ces cellules T spécifiques vont migrer ensuite dans les tissus
muqueux et le derme.
-
Une phase d’expression de l’eczéma qui survient chaque fois que l’enfant
est en contact cutané ou muqueux avec l’allergène auquel il est sensibilisé :
Les allergènes vont activer les cellules T spécifiques qui vont produire
des cytokines de type Th2 capables d’activer d’autres types cellulaires
(kératinocytes, cellules endothéliales). Ceci aboutit à la production de
cytokines inflammatoires, Il 4-5 et de chémokines assurant le recrutement
des leucocytes des capillaires au derme puis à l’épiderme. Les cytokines
IL4-IL5 seraient responsables de l’hyper IgE caractéristiques de l’état
atopique. La production d’IL5 seraient responsable de l’infiltration des
tissus par les éosinophiles.
Cette hypothèse d’un déséquilibre des lymphocytes T spécifiques de type 1 et
2 au profit du profit des cytokines de type 2 à l’origine du développement d’une
DA est soutenue par des travaux montrant l’existence chez des nourrissons d’un
taux sérique élevé d’IL4 plusieurs mois avant le déclenchement de la dermatite
atopique (4).
Quand à la résolution des poussées d’eczéma elle passerait par l’activation
des lymphocytes Th1 producteurs d’interféron gamma, molécule inhibitrice des
lymphocytes Th2.
La prise en charge thérapeutique
Peu d’études permettent de dire si le traitement influence le cours de la dermatite
atopique.
Dans une affection chronique, la prise en charge est aussi importante que les
médicaments que l’on peut proposer. Souvent les familles sont désemparés par
le peu d’information, ou les conseils contradictoires, les ordonnances complexes
et mal expliquées. L’explication de la maladie aux parents doit être faite avec
des mots simples (5). Elle peut être complétée par un support
image (livre, cassette vidéo) ou un apprentissage avec du personnel soignant.
Cinq thèmes principaux doivent être repris régulièrement :
- La chronicité de cette maladie
- Les soins locaux indispensables qui ne peuvent pas être remplacées par des
médicaments per os ou des piqûres.
- Les traitements utilisés sûrs et sans danger lorsqu’ils sont bien employés.
On doit effectivement se méfier du sous traitement avec les dermo-corticoïdes
ou des messages de danger car les parents développent une véritable phobie
et n’observent plus le traitement prescrit (6)
- Toujours parler des alternatives aux traitements avec l’état des nouveautés.
- L’information sur les facteurs aggravants et les petits trucs de tous les
jours.
Dans le traitement lui-même, il y a les cibles facilement accessibles et celles
en devenir
1. L’hydratation
Dans un pays ou l’eau est douce, on pourrait prescrire des bains plusieurs
fois/jour. Ce n’est souvent pas le cas en Suisse. Il ne s’agit pas d’interdire
les bains qui sont souvent pour le petit enfant source de relaxation mais de
ne pas trop toucher au film lipidique de la peau qui n’est déjà pas intègre.
Pas de savon décapant mais plutôt des syndet ou des huiles. Le bain doit être
plutôt de longue durée. On doit, dans les deux à trois minutes qui suivent la sortie
de l’eau, oindre le corps de l’enfant avec un émollient adapté aussi neutre
que possible. Cette étape est parfois mal supportée en période de crise et c’est
un traitement de relais.
2. L’infection
-
L’herpès peut être responsable de poussées aiguës et graves (Kaposi-Juliusberg).
Une modification rapide des lésions avec des vésiculopustules étendues justifient
un traitement antiviral systémique. Il doit rapidement être mis en route
de manière à éviter des complications.
-
Le staphylocoque doré : 90% des patients atopiques sont colonisés
par le staphylocoque doré. On trouve plus de 106 FU/cm2 chez 30% des patients
atopiques contre 5% chez les non atopiques. Ce staphylocoque a non seulement
un rôle infectieux chez l’atopique mais il peut avoir un retentissement
sur l’entretien de la réaction inflammatoire par la production d’Ig E spécifiques
et la stimulation polyclonale superantigénique des lymphocytes T. La protéine
A composant de la barrière cellulaire du staphylocoque joue également un
rôle pro-inflammatoire non spécifique. La surinfection staphylococcique
peut être diminuée par voie topique antibiotique et paradoxalement stéroïdienne
probablement par la diminution de l’adhésivité bactérienne.
Selon les écoles, certains préfèrent utiliser des solutions antiseptiques
tandis que d’autres préfèrent un traitement antibiotique local ciblé sur
le staphylocoque (fusidate de sodium, mupirocine). On avait pensé vu le
rôle éventuel d’un antigène staphylococcique que l’emploi de topiques antibiotiques
à long terme pourrait se révéler efficace dans la diminution des poussées
mais tel ne semble pas être le cas. Leur utilisation reste donc réservée
aux premiers jours de traitement en cas de portes d’entrée importantes ou
de signes de surinfection.
L’emploi d’antibiotiques per os reste réservé à des poussées très inflammatoires
ne permettant pas d’appliquer des topiques.
-
Le streptocoque. En dehors de l’impétigo classique, il peut également
déclencher des poussées d’eczéma.
-
Le molluscum contagiosum (pox-virus) est volontiers disséminé chez
l’enfant atopique. Sa prévalence ne cesse d’augmenter ces dernières années
avec un abaissement de l’âge concerné. La résolution spontanée peut durer
plusieurs années. Il n’y a pas d’indication absolue à le traiter. On le
fait lorsqu’on a l’impression que le molluscum entretient les poussées d’eczéma.
Son traitement peut être mécanique sous couverture d’anesthésie topique
(EMLA) ou topique (produits salicylés, KOH, azote…)
-
Les verrues (HPV virus) ne semblent pas plus fréquentes chez les
enfants atopiques.
3. Le prurit
Celui-ci se déclenche facilement aux changements de température, dans les zones
de transpiration, de frottement ou lors du stress. Toute source de chaleur va
l’augmenter. La fraîcheur pourra toujours aider l’enfant (compresses fraîches,
brumisation).
Les anti-histaminiques peuvent être d’une certaine aide mais sont insuffisants
en emploi isolé. Les molécules avec des effets sédatifs sont préférées chez
les petits enfants. Aucune étude convaincante n’existe sur leur utilité à long
terme.
4. L’inflammation
- Les corticoïdes sont légions dans le traitement de la dermatite
atopique et leur utilisation permet des rémissions importantes. Mal utilisées,
ces molécules ont pu être responsables d’imprégnation cortisoniques importantes
mais tel n’est pas le cas si l’on ne dépasse pas une base mensuelle de 30g/mois
pour un enfant de moins de 2 ans. La quantité de tubes utilisés et l’utilisation
de scores cliniques avec un programme détaillé pour les parents, permet une
bonne gestion du traitement. Il y a sur le marché à l’heure actuelle des composants
puissants (momethasone, prednicarbate, fluticasone 17 propionate…) dont les
effets secondaires ne dépassent pas ceux de l’hydrocortisone. En cas de doute
de surdosage, on peut pratiquer des tests faciles tels que le rapport du cortisol/créatinine
tôt le matin dans les urines ou le niveau de cortisol dans la salive. Classiquement,
on utilise les topiques de manière quotidienne jusqu’au résultat escompté
puis on les diminue de façon progressive.
On peut également, en cas de lésions graves ou résistantes, utiliser la technique
des bandages humides. Cette technique est utilisée avec des corticostéroïdes
de niveau faible en Grande Bretagne depuis des années (7).
Cette technique, plutôt pratiquée en milieu hospitalier, consiste à imbiber
des compresses tubulaires (Tubifast®)de solutions diluées de corticostéroïdes.
On les laisse de manière constante sur la peau, en réhumidifiant les pansements
toutes les deux-trois heures. Cette technique peut également s’utiliser sans
stéroïde, par exemple sur des visages, pour passer un cap inflammatoire. L’utilisation
des corticoïdes reste néanmoins déconseillée dans la zone du visage ou sur
des phototypes foncés.
-
Il existe une alternative depuis peu à ces traitements corticoïdes .
-
Les molécules immunosuppressives topiques : Comme la ciclosporine,
le tacrolimus appartient à la famille d’immunosuppresseurs de bas
poids moléculaire, caractérisée par leur fonction ligand pour les immunophyllines
cytosoliques. Elles aboutissent à une inhibition sélective des cellules
T par l’intermédiaire de la suppression de la production de calcineurine.
L’absorption cutanée de ces substances dépend bien entendu de l’intégrité
de la barrière cutanée. Pour le tacrolimus, l’absorption est de 5ng/cm2/h
pour la pommade à 0,1% pouvant atteindre 40ng/cm2/h sur peau lésée (8).
Il n’a jamais été rapporté d’effets secondaires systémiques comme ceux rencontrés
dans l’administration per os. Les réactions secondaires les plus fréquemment
décrites chez 50% des patients sont la sensation de brûlures 30-60
minutes après l’application du produit. Cette sensation s’épuise après 48h
de traitement. Le tacrolimus topique permet d’obtenir une amélioration chez
plus de 90% des patients adultes comme enfants. Dans une large étude, 255 enfants
traités avec le tacrolimus pommade à 0,1% 2 fois/jour pendant des périodes
allant jusqu’à 12 mois, n’ont pas présenté d’effets secondaires importants(9).
Sur le plan des complications infectieuses, les études montrent pour le
staphylocoque, une diminution du nombre de bactéries de façon paradoxale,
comme avec les stéroïdes. Il existe quelques cas de folliculite ou de dissémination
de pox-virus (molluscum). La complication la plus ennuyeuse est l’infection
due au virus herpès simplex. Il semble prudent lorsque le patient est connu
pour avoir déjà souffert d’un herpès de le couvrir per os avec une molécule
anti-virale afin d’éviter des tableaux d’herpès généralisé type Kaposi-Juliusberg.
Dans une étude récente (10), la surinfection par herpès
virus est quatre fois plus importante que l’incidence dans la littérature.
La progression en eczéma herpétique est restée la même que celle de la littérature
soit environ 6%.
-
Le SDZ ASM 981, un dérivé macrolactame de l’ascomycine est également
en train d’être commercialisé. Cette molécule semble moins puissante que
le tacrolimus mais plus sure d’emploi dans les taux sériques mesurés. Elle
sera donc réservée à des atopies plus modérées. Les effets secondaires sont
les mêmes que ceux précédemment cités. L’utilisation de ces immunosuppresseurs
est exempte de toute atrophie cutanée (11) et n’entraîne
pas de décoloration chez les phototypes foncés. Ces molécules semblent donc
être prometteuses pour les eczémas du visage et sur peau foncée. Leur efficacité
est moindre dans des dermatites atopiques lichénifiées ou dans des formes
tels que eczéma nummulaire et prurigo. Ceci pourrait être du à des problèmes
de véhicule et de pénétration de la molécule dans la peau.
Ces nouveaux dérivés vont donc nécessiter tout un apprentissage de la part
des médecins. Si leurs bénéfices sont déjà clairement établis, il nous faut
conserver une rigueur certaine dans la sélection des patients traités et
ne pas oublier que nous ne connaissons pas les effets éventuels de telles
molécules dans l’emploi chronique sur des années.
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La corticothérapie générale est actuellement abandonnée par la majorité
des spécialistes en raison de ses effets secondaires et de ses rebonds à
l’arrêt du traitement.
-
Les fortes doses d’immunoglobulines sont également des traitements
ponctuels inenvisageables sur le plan chronique
-
L’interféron gamma a des effets relativement modestes par rapport
à l’inconfort d’un tel traitement.
-
La cyclosporine ou autres molécules analogues ne sont indiquées que dans les formes
graves. Elle peut être un traitement pou passer un cap mais ne doit
pas être un traitement chronique
-
Le mycophenolate mofetil utilisé chez les greffés rénaux donne des résultats
contradictoires dans les atopies graves de l’adulte. Cette molécule n’a
pas encore été l’objet d’études approfondies chez l’enfant .
-
La photothérapie: la photothérapie UVA et UVB sont des modalités thérapeutiques
intéressantes lorsque l’atopie est résistante aux traitements conventionnels.
A petites doses, la photothérapie peut permettre de passer un cap difficile.
L’émergence de thérapies à spectre étroit sans adjonction de médicament
tels que TL01 semble être des techniques d’avenir.
5. traitements médicaux divers
-
L’alimentation
Chez le tout petit, le bilan allergologique concerne essentiellement le
problème alimentaire alors que chez l’enfant plus grand, le bilan concerne
les aéro-allergènes.
L’alimentation du nourrisson atopique reste très controversée dans la littérature
allergologique. Si l’on veut conserver des idées simples, on peut dire que
l’allaitement maternel semble protéger l’enfant de la pénétration de trophoallergènes.
Certains enzymes lactiques pourraient également avoir un rôle protecteur
au niveau de la muqueuse intestinale. Les enfants allergiques ne devraient
pas diversifier trop rapidement leur nourriture. Si l’on veut aller plus
loin dans la prescription de régime, on doit le faire en collaboration avec
un allergo-pédiatre. Le bilan reposera sur dans un premier temps le dosage
des IgE totales et des CAP RAST spécifiques alimentaires: en général les
protéines du lait de vache, l’œuf ( blanc et jaune) les céréales, le soja
,l’arachide et le poisson. Les RAST positifs devront faire l’objet de PRICK
tests par l’allergologue, en sachant que le PRICK test révèle des allergies
de type immédiat ,non pas une réaction d’eczéma. Si le PRICK est positif,
l’aliment incriminé sera retiré quelques semaines avant de juger du bénéfice
éventuel. De cette manière on évite les régimes trop stricts et souvent
aléatoires des mamans voulant trop bien faire. Il faut se rappeler qu’un
test positif n’est pas synonyme à 100% d’un rôle dans la poussée d’eczéma
du patient et que l’interprétation doit toujours être faite avec prudence.
Il n’existe pas encore de technique de désensibilisation bien codifiée dans
l’eczéma atopique contrairement aux problèmes allergies respiratoires. Des
techniques très sophistiquées consistant à vacciner le patient avec ses
propres anticorps sont à l’étude en Belgique.
-
L’homéopathie est essayée par bon nombre de patients mais rarement de
façon isolée. Un bénéfice ne peut donc lui être imputée avec certitude.
La relation thérapeute-malade dans ces techniques parallèles est probablement
aussi, si ce n’est plus importante, que le médicament lui-même.
-
La supplémentation en acides gras essentiels ne semblent pas offrir
de bénéfices évidents.
-
Les médecines traditionnelles chinoises ont fait l’objet de travaux
cliniques intéressants. Mais des effets secondaires graves hépatotoxiques
ont été rapportés et sont un obstacle pour la commercialisation.
-
Une nouvelle tentative avec du thé oolong (green tea) absorbé trois
fois/jour aurait montré une amélioration du score chez 1/3 des patients
dans une étude ouverte (12). Le bénéfice devient visible
dès la 2ème semaine de traitement et se maintient 6 mois chez
la moitié des patients. Cette efficacité pourrait être due au contenu du
thé oolong en polyphénol mais bien sûr, de plus amples études sont
nécessaires pour confirmer cette nouvelle approche.
La vie de tous les jours d’un atopique
La vie des enfants atopiques ne tient pas qu’à un traitement. Comme toutes
les maladies chroniques, l’atopie dépend de petits trucs de tous les jours et
le tableau 3 résume les petites choses simples qui vont agrémenter la vie de
ces enfants
Anne-Marie Calza, Genève
Adresse de l’auteur :
Dr. A-M Calza.
Département de Dermatologie
Hôpital Cantonal
1200 Genève.
| Tableau 2 : Contrôler les facteurs d’aggravation et conseiller
une hygiène de vie adaptée |
Habillement coton clair. Vêtements amples et pas trop chaud.
Température fraîche dans les chambres
Pas de restriction au sport mais éventuellement douche et émollient après
pour éviter le prurit à la transpiration
Pas de restriction au soleil. Attention aux dermatites de contact aux écrans
solaires.
Davantage d’émollient par temps sec et froid.
Attention aux lésions cutanées inhabituelles. Stopper les immunosuppresseurs
et consulter son médecin.
Vaccins normaux en peau non lésée.
Trophallergènes : allaitement maternel, pas de diversification
précoce. Pas d’œuf ni de poisson avant une année .
Aéroallergènes d’intérieur :
Pas de fumée de cigarette
Contrôler l’humidité.
Bien aérer les pièces
Eviter tapis et moquettes
Laver les peluches et ne pas les mettre dans le lit
Oreillers et duvets en materiau non allergène
Eviter les animaux à titre préventif. Sinon, leur interdire les chambres
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Bibliographie
- Hannifin J.M et coll. Acta Dermatovener 1980; suppl. 92: 44.
- Williams H.C et coll. Br J Dermatol 1994; 131: 406.
- Wang L.F et coll. J Immunol., 1996; 156: 4079.
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- Calza A-M. L’eczéma de votre enfant. Med et Hyg.
- Charman C.R et coll. Br J of Dermatol 2000; 14 : 931.
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- Uehara M et coll. Arch Dermatol 2001; 137 :42.
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