Nouveaux prix pour les vaccins et médicaments


Suite à l'introduction d'une nouvelle méthode de rétribution du pharmacien, basée davantage sur le travail effectué que sur le prix de vente , de nombreux produits ont vu leur prix public modifié dans la nouvelle Liste des Spécialités (LS). Cette LS est contraignante pour tout et tous depuis le 1 juillet 2001.

Cette LS n'est malheureusement distribuée actuellement que sous forme informatique, dont le format Excel facilite grandement l'utilisation, mais qui prétérite les collègues encore réfractaires à l'informatique. Une version imprimée est promise sur demande à l'automne.

Plusieurs pédiatres ont soulevé dans le groupe de discussion électronique de la SSP (ssp-sgp@yahoogroups.com) la question du prix que nous pouvons facturer.

Des documents reçus (notamment de SmithKline-Beecham) et de tests effectués en pharmacie il ressort que:

  1. Nous devons facturer le nouveau prix public de la LS pour les vaccins et les médicaments. Le prix des plus chers a baissé, alors que les meilleurs marché ont renchéri. Notre marge entre prix d'achat et prix de vente nous dédommage de la logistique, du risque de perte et de l'immobilisation du capital.
  2. Les pharmaciens ne sont plus rétribués par une marge généreuse sur les médicaments onéreux; ils doivent l'être en facturant le travail réel de délivrance du produit et de manipulation administrative. A cette fin ils disposent de deux taxes complémentaires qui sont  la taxe "patient"(applicable 1x/trimestre/médecin prescripteur) et la taxe "pharmacien". Actuellement, ces deux taxes ne sont applicables pour la LAMal qu'aux médicaments des listes A et B de la LS et donc pas aux vaccins, alors qu'elles concernent l'ensemble de ces produits pour le domaine AI/SUVA. Il est possible qu'à l'avenir les vaccins entrent également en compte pour le domaine LAMal, mais ce n'est de toute façon pas notre problème puisque pour nous le "conseil" et l' "administration" sont réglés par notre "taxe" de consultation.
  3. Un immense problème est ainsi créé pour les pédiatres pro-dispensants, dont les tarifs cantonaux ne sont absolument plus adaptés. En effet la marge sur le prix de vente des médicaments était pour eux une part importante (parfois jusqu'à plus de 40%!) de leur chiffre d'affaire. Dans le BMS 2001;82 n°29/30, p 1563, la FMH, par la voix de M.Max Giger, affirme avoir engagé des négociations pour adapter ces tarifs cantonaux afin de compenser lesdites pertes.

En attendant que vous communiquiez vos expériences régionales et personnelles à la SSP ou à son yahoogroups, le comité ambulatoire reste à votre écoute et tente de vous conseiller, en complément de votre association cantonale de médecine qui fait référence pour ce qui concerne les modalités de facturation dans votre région.


P. Klauser, Genève
Président SSP ambulatoire


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Dernière mise à jour du site: 25.06.2008