Spécialités pédiatriques- entre titre de spécialiste et formation approfondie.


Le 25 octobre les Présidents des spécialités pédiatriques ont siégé à Berne avec le Comité central et le Comité hospitalier de la SSP. Le but de cette réunion était de faire le point de la situation après le refus de la Chambre médicale du 21-22 juin, d'en définir les conséquences à court terme pour la formation post-graduée et la formation continue, d'élaborer des stratégies à plus long terme.


1. Situation actuelle:

Au 1.1.01 les titres actuels de spécialiste en endocrinologie pédiatrique, cardiologie pédiatrique, néphrologie pédiatrique, neurologie pédiatrique, onco-hématologie pédiatrique, pneumologie pédiatrique seront supprimés et leur titulaires rejoindront les détenteurs de formation approfondie comme la gastro-entérologie pédiatrique (nouveau) et la néonatologie.

 
2. Conséquences pour le Programme de formation post-graduée

La formation approfondie sera dorénavant intégrée au programme de formation post-graduée en pédiatrie avec une structure qui ajoutera aux 5 ans de pédiatrie FMH , 3 ans de spécialité dont une année pourra être prise dans les 5 précédantes. Les définitions, buts et réglementations de ces spécialités sont adaptées directement des textes existants et annexés au programme général e pédiatrie. L'organe de coordination pour la formation post-graduée de ces spécialités sera le comité central SSP. Après une longue discussion sur l'importance de la suite chronologique des thèmes de formation (théoriquement il serait toujours favorable de commencer par les années de pédiatrie) par rapport à la planification parfois difficile de stages "techniques" (EEG, par ex), il est décidé de garder une souplesse et une liberté relative dans ce choix. Ce qui est certain c'est qu'il faudra passer l'examen de pédiatre avant celui de formation approfondie.

Une discussion nourrie suit aussi sur la nécessité ou non d'uniformiser les critères des établissements de formation (A et B), notamment quant au nombre de formateurs. En effet, les besoins pour formation et pour le fonctionnement  diffèrent sensiblement d'une spécialité à une autre.

Quant aux dispositions transitoires, elles prévoient que l'attestation est attribuée sans examen aux praticiens de ces spécialités avant le 1.1.01 sur preuve de l'accomplissement des prérogatives y relatives.

3. Conséquences pour la formation continue:

Comme pour tout pédiatre, pour le spécialiste la liberté est laissée à sa conscience et seules les heures sont spécifiées  soit 40h/an en plus des 80h/an de pédiatre. Certaines spécialités ont des recommandations particulières pour leurs membres et elles seront recueillies par le CC de la SSP pour répondre du devoir de supervision envers la FMH. Comme un pédiatre généraliste est libre du choix des sujets, il est évident qu'un spécialiste peut mettre la majorité de ces heures dans son domaine de prédilection.


4. Stratégie à long terme

  • Marquer notre insatisfaction de la situation actuelle envers la FMH(via BMS, CMPR ...)
  • Pousser la FMH a réduire symétriquement les titres adultes afin que la population ne soit induite en erreur lors du choix d'un spécialiste pour un enfant et afin de supprimer ces titres qui ne seront souvent plus eurocompatibles, soit la pousser à l'extrême de sa logique!
  • Suivre le développement de titres européens et réintervenir sur le plan suisse dès l'apparition d'un tel titre européen. Mais on risque alors une inégalité entre nos spécialités.
  • Améliorer la dénomination des spécialistes pédiatriques et diffuser des listes sur le plan local.
  • Manœuvre délicate: démontrer la supériorité des soins pédiatriques (ou l'infériorité des soins de type "adulte miniature")

En outre il fut décidé de contrôler que la dignité FMH7 soit  prévue par le TarMed pour ces prestations de spécialistes avec formation approfondie, au lieu du FMH6 ou 5  pour les prestations de spécialistes selon le type actuel.

Définir l'avenir de la position de l'allergologie dont les interfaces sont très nombreuses avec la pédiatrie et dont il faudra probablement définir les limites d'une formation complémentaire.

 

P. Klauser, Genève


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Dernière mise à jour du site: 08.05.2008