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ELEMENTS EPIDEMIOLOGIQUES DES INFECTIONS DE LA SPHERE ORL
Susanne Suter, Genève1
1 Conférence
principale présentée lors de l'assemblée annuelle de la Société Suisse
de Pédiatrie, Morges - juin 2000
Dans les années à venir, la prise en charge des infections de la
sphère ORL devra tenir compte d'un certain nombre d'éléments que nous
avons résumés ci-dessous. Le traitement notamment des otites moyennes
aiguës et récidivantes, indication la plus fréquente à une
antibiothérapie à l’âge pédiatrique, sera de plus en plus discuté
face à la résistance croissante des pathogènes aux antibiotiques. La
nécessité de diminuer le nombre de traitements antibiotiques risque de
nous confronter avec une augmentation des infections sérieuses
consécutives aux otites moyennes et d’autres infections profondes de la
sphère ORL. Toutes les possibilités de prévention, notamment en ce qui
concerne la diminution des facteurs de risque environnementaux, devront
être explorées. L’augmentation des états atopiques et des allergies
entre également en ligne de compte, notamment pour les otites moyennes
récidivantes. La place du Streptococcus pneumoniae comme un des
pathogènes majeurs dans les infections de la sphère ORL devra être bien
définie, surtout par rapport à la croissance des résistances de ce germe
aux antibiotiques ainsi que la place que nous accorderons aux nouveaux
vaccins conjugués.
Infections profondes de la sphère ORL : situation actuelle
Avec l’introduction généralisée du vaccin contre l’Haemophilus
influenzae du type B, l’épiglottite est devenue extrêmement rare. A
rappeler ici qu’occasionnellement - plus chez l’adulte que chez l’enfant
- elle peut être causée par Streptococcus pneumoniae. Les
infections plus directement consécutives aux otites moyennes et aiguës,
selon une statistique du Los Angeles County Hospital, ont diminué d’un
facteur de 10 en ce qui concerne le nombre de décès lié aux méningites
ou autres complications. Plus précisément, 25 sur 1000 décès étaient
attribuables aux complications graves des otites moyennes durant les années
30, alors que dans les années 50 il n’y avait plus que 2,5 sur 1000
décès en rapport avec ces complications.
Si l’on revoit les revues récentes concernant les mastoïdites, on
note que sur un total de 323 cas revus rétrospectivement le Streptocoque
pneumoniae, suivi de staphylocoques dorés est le pathogène le plus
fréquemment impliqué. Il sort également de ces revues rétrospectives que
des enfants de plus en plus jeunes atteints de mastoïdites sont
hospitalisés. Dans un travail récent par Antonelli, 2,17 par 10'000
admissions chez des enfants âgés en moyenne de 1,5 ans, étaient relevées
alors qu’auparavant la fréquence par 10'000 admissions était entre 1,19
et 1,32 et l’âge moyen entre 9,6 et 6,9 ans. On peut donc conclure que
dans certaines séries les mastoïdites sont rapportées comme survenant
chez des enfants très jeunes, chez qui le Streptocoque pneumoniae
est le pathogène le plus fréquent, suivi de Staphylococcus aureus.
Par ailleurs, il est à relever que plus de la moitié des patients atteints
de mastoïdites n’ont pas de diagnostic d’otite moyenne précédente.
Comme pour les mastoïdites, il n’existe pas d’études prospectives
concernant la fréquence des abcès (ou cellulites) périamygdaliens,
rétropharyngés ou parapharyngés. Avant 1995, on rapporte que 61 % de ces
infections profondes du cou étaient des cellulites ou abcès
périamygdaliens, 22 % abcès rétropharyngés et 2 % des abcès
parapharyngés. A signaler ici que l’abcès de l’espace
ptérygomaxillaire est rare chez l’enfant. La complication la plus
importante de cette infection est la thrombophlébite septique de la veine
jugulaire interne avec comme conséquence possible une septicémie qui peut
être foudroyante. Pendant cette période avant 1995, ces infections
profondes du cou étaient décrites comme rares chez l’enfant jeune, plus
fréquentes à partir de l’âge de 10 ans. En ce qui concerne les années
1995 à 1999, sur 497 cas revus rétrospectivement par dix auteurs, le
pathogène le plus fréquemment en cause était le Streptococcus pyogenes
(Streptocoque b -hémolytique groupe A). Les cas touchant les enfants
avant l’âge d’une année sont décrits dans ces séries et bien qu’il
ne s’agisse pas de relevés épidémiologiques prospectifs, on constate
une tendance des abcès ou cellulites profondes du cou à toucher des
enfants plus jeunes. Dans une série, l’implication de corps étrangers
avec une flore pathogène Gram négative est signalée, mais dans d’autres
séries les cultures de pus révèlent souvent du Staphylocoque aureus
ou une flore mixte contenant également des bactéries anaérobes.
Des chiffres nettement plus fiables, disponibles dans sept études
prospectives et une seule rétrospective incluant au total 15'597 enfants,
situent la fréquence de l’otite moyenne aiguë entre 16 et 47 %, les
chiffres les plus bas étant relevés en Europe du Nord, les plus élevés
aux Etats-Unis. Les otites moyennes récidivantes dans ces mêmes études
touchent de 6 à 9,7 % des enfants et dans deux études qui prennent ces
deux entités ensemble, la fréquence va de 25 à 62, 4 %. Les chiffres pour
les otites moyennes séreuses, comme l’indique le tableau ci-joint, sont
encore plus élevés (tableau 1). A noter encore
que dans l’étude prospective de Paradise dans la région de Pittsburgh
sur 2'253 enfants suivis prospectivement, la moyenne cumulative de journées
que les enfants suivis passaient avec une otite moyenne séreuse, était
significativement plus élevée pour les enfants habitant en milieu urbain
comparé aux banlieues et au milieu rural.
Douze études épidémiologiques récentes ont tenté de définir les
facteurs protecteurs ou de risques pour les infections ou exsudats de l’oreille
moyenne chez l’enfant en bas âge. Les éléments essentiels de ces
études sont résumés dans le tableau ci-joint (Tableau
2). On peut en conclure que l’allaitement maternel est un facteur
protecteur bien démontré. Les enfants exposés à la fumée de tabac ont
significativement plus d’otites moyennes ainsi que ceux placés en
crèche. Une fratrie nombreuse prédispose également aux otites moyennes.
Par ailleurs, le niveau d’éducation des parents ainsi que leur niveau
socio-économique jouent également un rôle. Une seule étude, celle de
Owen, démontre que les enfants nourris en position couchée ont
significativement plus d’otites moyennes que ceux nourris en position
semi-assise. Trois études confirment le rôle d’un état atopique comme
facteur de risque pour des otites moyennes récidivantes. Le rôle de l’exposition
passive à la fumée de tabac a été bien documenté dans plusieurs
travaux. Ce sont notamment les otites moyennes récidivantes qui sont bien
plus nombreuses si 15 à 27 cigarettes par jour sont fumées dans l’environnement
de l’enfant. Par ailleurs, il a été démontré que la cotinine, un
métabolite stable de la nicotine, peut être trouvé dans les urines des
enfants et que la quantité de cotinine urinaire est corrélée au nombre de
cigarettes fumées dans l’environnement des enfants. Globalement, on peut
conclure que l’importance de ces facteurs de risque ou protecteurs a été
bien documentée au cours des derniers dix ans.
Selon la littérature récente, les états d’atopie et les allergies
augmentent de façon significative dans le monde entier. En ce qui concerne
la prévalance de l’asthme par 1'000 personnes aux Etats-Unis, elle a
augmenté de 30 à 54 pour 1000 entre 1980 et 1993. Bien que l’augmentation
soit enregistrée dans tous les pays, il y a des différences régionales de
cette prévalence assez importantes. Une grande étude sur des enfants
âgés de 9 à 11 ans, comparant 2'623 enfants de l’ex-Allemagne de l’Est
(Leipzig, Halle) à 5'030 de l’ex-Allemagne de l’Ouest (Munich) a permis
de conclure que la sensibilisation aux aéroallergènes communs (pollens,
chats, acariens) et la réactivité bronchique au froid étaient
significativement plus élevées en ex-Allemagne de l’Ouest comparé à l’Est.
La même conclusion était tirée pour la fréquence de l’asthme et de la
rhinite saisonnière, alors que la prévalence des bronchites était plus
élevée à l’Est. La spéculation des auteurs va dans le sens que le
style de vie à l’Ouest est un facteur de risque pour les développements
d’une atopie. Nous ne savons pas précisément quels sont les éléments
dans le style de vie qui sont en cause, mais deux autres travaux sur plus de
25'000 sujets, dans lesquels un grand nombre d’éléments ont été
relevés, tendent à montrer que plus une famille est nombreuse, moins on y
trouve de sujets atopiques. Les frères et soeurs plus jeunes dans une
fratrie ont un risque atopique plus faible comparé aux frères et soeurs
plus âgés. Par ailleurs, fait étonnant, l’une des deux études met en
évidence le rôle protecteur contre le développement d'allergies chez l’enfant
en bas âge d’être élevé dans une famille propriétaire d’un chien.
Sans donner de détails, on peut mentionner ici qu’il existe une thèse
immunologique qui évoque une exposition précoce à un environnement riche
en microbes comme un facteur développant le système immun de l’enfant
dans la direction d’une défense anti-infectieuse, alors qu' un
environnement caractérisé par une hygiène importante serait un facteur
favorisant le développement du système immun vers une réaction du type
allergique. Il est certain que dans les années à venir, la littérature à
ce sujet sera abondante !
D’autres éléments importants déterminant la prise en charge des
infections de la sphère ORL sont d’une part la fréquence des germes
colonisant la zone oropharyngée ou nasopharyngée par des pathogènes
potentiels ainsi que la résistance des microorganismes aux antibiotiques.
Sur le tableau 3 sont indiqués les fréquences
des divers pathogènes chez 1'765 enfants à l’âge scolaire, qui ont subi
des frottis oropharyngés en 1994. Les souches de loin les plus fréquemment
rencontrées sont l’Haemophilus influenzae, avant tout non
typisable suivi de Streptocoque pyogenes, de Moraxella catarrhalis,
de Streptocoque pneumoniae et de Neisseria meningitidis. C’est
surtout la fréquence de colonisation par le Streptocoque pneumoniae qui
était très basse et les test de résistance aux antibiotiques de 997
souches prélevées de ces enfants ont montré qu’à l’époque la
résistance de Streptocoque pneumoniae n’était que de 2 %. Pour
les deux types de germes, Haemophilus influenzae non typisable et Moraxella
catarrhalis, pour lesquels il a été démontré par de nombreux travaux
expérimentaux qu’ils colonisent avant tout des muqueuses respiratoires
endommagées par une réaction inflammatoire préexistante, le pic de
fréquence se situe autour de 6 ans. D’autres études insistent sur la
fréquence de colonisation très précoce par Streptocoque pneumoniae chez
des enfants de très jeune âge. Dagan trouve 25 % de positivité pour ce
germe dans le nasopharynx chez des enfants âgés de deux mois, fréquence
qui augmente jusqu'à plus de 60 % à l’âge de 24 mois. C’est donc un
pathogène qui est caractéristique de l’âge où les otites moyennes sont
également fréquentes. Depuis 1994, à Genève comme ailleurs, les
résistances de Streptocoque pneumoniae ont sensiblement
augmenté : les souches de Streptocoque pneumoniae isolées aux
Hôpitaux Universitaires de Genève en 1999 montraient 24 % de souches
résistantes ou intermédiaires à la pénicilline, 11 % à la ceftriaxone,
17 % à la clindamycine, 17 % à l’érythromycine, 24 % au cotrimoxazole
et 1 % résistant à la rifampicine. Bien que ces chiffres soient
considérablement plus élevés que ceux relevés en 1994, ils sont loin de
ce qui est constaté aux Etats-Unis. Déjà en 1994, 9,5 % de souches de Streptocoque
pneumoniae provenant de 30 centres hospitaliers aux Etats-Unis étaient
résistantes et 14,1 % intermédiaires à la pénicilline. Ce qui est
particulièrement préoccupant, c’est qu’il a été démontré que les
souches résistantes tendent avant tout d’être isolées chez des enfants
âgés de moins de 6 ans, où dans une étude sur 431 souches, 41 % des
souches isolées chez des enfants de moins de 6 ans étaient résistantes à
la pénicilline. Cette tendance continuera également en Suisse : nous
vous invitons à consulter régulièrement le bulletin de l’Office
Fédéral de la Santé publique, qui dès maintenant bénéficiera de la
déclaration obligatoire des infections invasives à Streptocoque
pneumoniae et de ce fait, de chiffres précis sur la résistance de ces
microorganismes aux antibiotiques.
Il existe une étude intéressante qui corrèle le mode d’alimentation
des nourrissons avec le pourcentage de nourrissons colonisés par un ou
plusieurs pathogènes. Kaleida en 1993 a démontré que l’allaitement ne
protège pas contre la colonisation avec des microorganismes potentiellement
pathogènes, mais d’autres études ont démontré que l’allaitement
protège contre l’infection avec ces germes. On peut donc émettre l’hypothèse
qu’un facteur lié à l’allaitement favorise la réponse immune des
muqueuses contre les microorganismes colonisateurs.
De toutes ces données, il en sort que le Streptocoque pneumoniae,
autant par sa fréquence chez l’enfant en bas âge que la résistance
croissante aux antibiotiques est un des problèmes les plus importants pour
les infections de la sphère ORL. Deux études ont analysé les facteurs de
risque associés à une infection invasive à Streptocoque pneumoniae,
en partant d’infections diagnostiquées suite à une culture d’un site
habituellement stérile positive pour le Streptocoque pneumoniae.
Takala a montré en 1995 que le risque pour une infection invasive à Streptocoque
pneumoniae pour les enfants jusqu'à 15 ans est très significativement
augmenté si l’enfant est placé dans une crèche ou s’il a une histoire
d’otite moyenne fréquente. Même le placement dans une famille augmente
encore le risque par rapport à des enfants élevés à l’intérieur de
leur propre famille. Dans cette étude-ci, il n’y avait pas de
différences en ce qui concerne l’exposition passive à la fumée :
à relever qu’il y avait très peu de parents d’enfants fumeurs inclus
dans l’étude. Pour les adultes âgés de 18 à 64 ans, une étude très
récente publiée en 2000 par Pekka Nuorti a démontré le rôle du
tabagisme comme étant le facteur de risque indépendant le plus important
pour une infection invasive à Streptocoque pneumoniae, à nouveau
définie par une hémoculture, une culture du liquide céphalo-rachidien ou
d’un autre site profond positif pour le Streptocoque pneumoniae. Même
l’exposition passive à la fumée augmentait encore le risque pour une
infection de ce type. De la même étude sort également la constatation que
pour un adulte, vivre avec des enfants de moins de 6 ans fréquentant une
crèche, être atteint d’une maladie chronique, augmentait ce risque.
L’ensemble des résultats de ces études épidémiologiques nous permet
d’identifier certains facteurs protecteurs ou de risque pour les
infections de la sphère ORL. Il faut souligner que ces études mettent en
évidence des associations significatives, et n’indiquent pas un lien de
cause à effet. Il existe cependant des données complémentaires dans des
études expérimentales sur les mécanismes déterminant l’adhésion
bactérienne aux muqueuses, la réaction inflammatoire non spécifique telle
qu’on la voit dans le cadre, par exemple, de l’exposition à la fumée,
étant un facteur de risque certain pour promouvoir l’adhésion
bactérienne de certaines souches microbiennes aux muqueuses.
La place du Streptocoque pneumoniae comme l'un des microorganismes
pathogènes les plus fréquemment impliqués dans les infection ORL mérite
une attention particulière vu la précocité des infections dont il est
responsable et par sa résistance croissante aux antibiotiques. Toute mesure
visant à prévenir ce type d’infections, que ce soit par l’élimination
de facteur de risque, l’encouragement à l’allaitement maternel ou la
vaccination avec un des nouveaux vaccins conjugués contre le pneumocoque
doit être encouragée. Par ailleurs, il serait extrêmement important, à
une époque où de nombreuses études nous signalent l’âge précoce
auquel des infections invasives surviennent, que la surveillance
épidémiologique des infections sévères de la sphère ORL (mastoïdite,
abcès profonds) devienne prospective pour toute la Suisse.
Les références peuvent être obtenues auprès de l'auteur
Tableau 1 : Prévalence des otites moyennes
aiguës (OMA) et récidivantes (OMR)
au cours de la première année de vie1
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|
|
Otites en %
|
| Auteurs |
Pays |
Nombre
d'enfants |
OMA |
OMR |
OMA
OMR |
EOM2 |
|
Aniansson 1994 |
Suède |
400 |
16% |
6% |
|
|
|
Kero 1987 |
Finlande |
5356 |
24.8% |
9.7% |
|
|
|
Kvaerner 1996 |
Norvège |
3754 |
|
|
25% |
|
|
Teele 1989 |
USA |
877 |
|
|
62.4% |
|
|
Duncan 1992 3 |
USA |
1013 |
47% |
17% |
|
|
|
Paradise 1997 |
USA |
2253 |
|
|
|
78.9% |
|
Ey 1995 |
USA |
1246 |
47% |
16.7% |
|
|
|
Owen 1993 |
USA |
698 |
|
|
|
97% |
1 SS juin 2000
2 EOM : otite moyenne avec épanchement (="otite
séreuse")
3 Etude rétrospective
Tableau 2 : Facteurs protecteurs / de risque
associés aux otites moyennes dans 12 études (1987-1997)1
|
Auteurs |
Pays |
Nombre patients |
Suivi jusqu'à |
Niveau socio-
écono-mique |
Exposi-tion à la
fumée |
Atopie |
Allaite-ment
maternel |
Crèche |
Nombre de frères
et soeurs |
|
Aniansson
1994 |
Suède |
400 |
|
|
|
|
2
|
+3 |
+ |
|
Kraemer 1983 |
USA |
76 |
|
|

|
+ |
|
|
|
|
Teele 1989 |
USA |
877
698
498 |
1 an
3 ans
6 ans |
|
|
|

|
|
|
|
Hardy 1993 |
USA |
6209 |
6 ans |
|
|
+
(asthme) |
|

|
- |
|
Kero 1987 |
Finl. |
5356 |
1an |
+ |
|
|
+ |
+ |

|
|
Beaudry 1995 |
Can. |
776 |
6 mois |
- |
|
|

|
|
|
|
Duncan 1992 |
USA |
1013 |
1 an |
|
|
|

|
|
|
|
Paradise 1997 |
USA |
2253 |
2 ans |

|
+ |
|
+ |

|

|
|
Kvaerner 1996 |
Norv. |
3754 |
1 an |
|
|
|
|

|

|
|
Ey 1995 |
USA |
1246 |
1 an |
|

|
+ |
+ |
+ |
+ |
|
Etzel 1992 |
USA |
132 |
3 ans |
|

|
|
|
|
|
|
Owen 1993 |
USA |
698 |
2 ans |
|
+ |
|

|
+ |
|
1 SS juin 2000
2 = facteur indépendant le plus
significatif
3 + = statistiquement significatif
Tableau 3 : Fréquence du portage
oropharyngé de pathogènes respiratoires chez 1765 enfants à l’âge
scolaire : Genève 19941,2
|
Haemophilus influenzae
dont :
type b
type a,c,f
non typisable
|
39.1%
3.06%
2.49%
33.6% |
|
|
Moraxella catarrhalis
|
4.1% |
|
|
|
|
|
|
|
1 Liassine et al, Eur J
Clin Microbiol Infect Dis 1999 ;18 :217-20
2 SS, juin 2000
|