Présentation du cas:

Un nouveau-né à terme a eu une adaptation normale. Il est allaité et a émis du méconium pour la première fois 24 heures après la naissance. Des vomissements répétés sont observés au troisième jour de vie.

Questions 1:

Citez au moins 3 causes de vomissements chez cet enfant.


Votre réponse :

       


Question 2:

L'enfant présente au cinquième jour de vie une hypotonie, boit mal et présente un ictère important. Le foie est palpable 5 cm sous le rebord costal. Le médecin-assistant reçoit un appel téléphonique urgent du laboratoire concernant le dépistage systématique du nouveau-né. Nommez les 5 maladies qui en Suisse font l'objet d'un dépistage systématique chez les nouveau-nés.


Votre réponse :

       


Question 3:

Quel est le diagnostic le plus probable chez ce patient ?


Votre réponse :

       

 


Commentaires du spécialiste


Les examens en série chez les nouveau-nés (screening néonatal) doivent permettre à temps le diagnostic de maladies graves mais traitables. En Suisse, il s'agit aujourd'hui de l'hypothyroïdie congénitale, du syndrome adréno-génital (SAG), de la phénylcétonurie, de la galactosémie et de la déficience en biotinidase.

Les nouveau-nés atteints d'une galactosémie commencent à vomir peu de jours après la prise de lait (lait maternel ou lait adapté). Cela peut conduire en peu de temps à une atteinte hépatique et rénale sévères (ictère, diathèse hémorragique, septicémie par déficit du complément, tubulopathie rénale) ainsi qu'à une cataracte. Si le nouveau-né est mis rapidement sous une alimentation sans galactose les symptômes régressent. Le pronostic à long terme est bon, bien que l'on sache aujourd'hui que malgré un traitement correct, certaines complications peuvent survenir (insuffisance ovarienne).

Comment poser le diagnostic et instaurer un traitement chez ce nouveau-né déjà malade ? La première mesure est l'arrêt de tout apport de galactose et l'instauration d'une alimentation sans galactose (p. ex Pregomin). Simultanément on effectue un examen de l'urine (mise en évidence de sucres réducteurs par un Clinitest - qui doit être présent dans toutes les nurseries) et une prise de sang pour la mesure directe de la galactose-1-phosphate-uridyl-transférase.

Dans les pays où les distances géographiques sont grandes et les infrastructures moins bonnes (p.ex dans certaines régions des USA) le screening de la galactosémie est remis en cause, car une partie des résultats ne peuvent être disponibles qu'après 3 à 4 semaines, lorsque les nouveau-nés concernés sont déjà à l'article de la mort où que le diagnostic a déjà été posé. Il n'en est pas encore ainsi en Suisse, ceci grâce à la bonne collaboration des cliniques obstétricales de toute la Suisse, l'efficacité (pour l'instant) de la poste et celle des deux laboratoires de screening de Berne et de Zurich qui permettent de poser le diagnostic - comme dans l'exemple ci-dessus - avant la survenue de dommages irréversibles. Nous pouvons ainsi être fiers de notre screening néonatal. Le rapport annuel concernant le screening néonatal est publié chaque année dans Paediatrica (voir ce numéro) !)


A. Superti-Furga
, Zürich (Traduction : R. Tabin, Sierre)


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Dernière mise à jour du site: 08.05.2008